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« Ce burn-out, emprunt « fourre-tout » facilement remplaçable » (Normalisation IP)

Burn-out
BURN-OUT [bœʀnaut] n.m. (1969, répandu après 1976 ; angl. burn out
« surmenage ») 1. (Gros) coup de fatigue occasionné par un travail intense, creatif et productif souvent au prix de la vie privée. Victime d'un burn-out, Lucie Lucas songe à arrêter « Clem ». [...] Après des années sur les plateaux de tournage, la jeune femme souhaite prendre du temps pour elle, et être plus présente pour ses proches
(PM, 22.12.16). ◊ Occupation, entreprise, réalisation, mise en scène, etc. ayant nécessité de grands efforts. Depuis son précédent spectacle, « One man violent », on ne peut pas dire que Nicolas Koretzky se soit calmé. Au contraire, le voici parvenu à son « Point de rupture ». Ce burn out théâtral est drôle [...] (PM, 03.04.16).

Vous êtes invités à consulter les 9 articles ci-après pour voir que, parallèlement à l’intégration des emprunts nécessaires, le français réagit à l’anglicisation, et pour revenir aux recommandations du premier article (menu accueil)
Burn-out Bluesman Container Free-lance Parking Rally(e)man Recordman Rugbyman Tennisman Yacht(s)man

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Les analogues français coup n.m. de fatigue, épuisement n.m. remplaceraient avantageusement le sens 1 de burn-out.

Épuisement n.m. professionnel (méd. syndrome d’épuisement professionnel, offic. maltraitance institutionnel) pourrait être un terme générique qui supplanterait tous les membres englobés par l’hypersème « mal-être, souffrances physiques et morales dûs aux pathologies du monde du travail » : burn-out (sens 2), bore-out, brown-out.

Cf. : Le conseil de prud’hommes de Paris examine lundi un cas d'épuisement professionnel par «bore out». Il s’agit d’une mise à l’écart, visant notamment à la démission du salarié (PM, 02.05.16).

Au besoin de spécification, bore-out n.m. (angl. bore out « ennuyer ») «déchéance professionnelle intentionnelle » pourrait être remplacé par placardisation n.f., mise n.f. au placard.

La France, adepte des anglicismes, le clame: le « bore-out » toucherait plus de personnes encore que le « burn-out », c’est-à-dire l’ennui au travail, le fait d’être payé à ne rien faire, ou à faire des choses inutiles, stupides, inefficaces.[…] En même temps, la placardisation est une des techniques de base du harcèlement managérial pour mieux pousser à la démission ou audit burn-out professionnel (H, 22.04.16).
 Le «bore out » - ou « placardisation » - est la raison pour laquelle Frédéric Desnard, attaque en justice ce lundi son ancien employeur, l’entreprise de luxe française Interparfums. Il lui reproche de l’avoir écarté pendant quatre ans. Cette situation, potentiellement nuisible pour la santé, pourrait engendrer stress, anxiété ou encore dépression [...] (PM, 02.05.16)

Dans Absolument débordée, Zoé Shepard ironisait sur les dysfonctionnements d’une collectivité territoriale imaginaire, une mairie près de Paris. Un pamphlet écrit sous pseudonyme, et qui vaudra à son auteure, Aurélie Boullet, une sanction de sa hiérarchie.

Après avoir repris la plume dans Ta carrière est finie pour documenter la pratique de placardisation, la fonctionnaire territoriale signe un troisième ouvrage. Dans Zoé à Bercy, l’auteure décrit avec un humour noir le quotidien au sein du ministère des finances (M, 24.07.17).

Bore-out: Humiliation et harcèlement se sont ajoutés à l'ennui.[...] Pour la première fois, un cas d'épuisement professionnel par « placardisation » était examiné par le conseil des Prud'hommes (E, 03.0516).

[...] il existe 244 arrêts de la chambre sociale de la cour de Cassation portant sur des faits de mise au placard […]considérés comme harcèlement moral (PM, 02.05.16).

Mise au placard, déclassement : comment survivre à une humiliation. [...]  

Je rencontre en cette fin d’année, riche en transformations et réorganisations d’entreprises, des cadres se déclarant victime d’un déclassement : retrait d’un projet stratégique, perte d’un statut de manager, mise à l’écart en temps que chargé de mission. […] Ils me disent qu’ils auraient préféré être licenciés ou mis à la retraite d’office plutôt que d’endurer une dégradation de leur image auprès de leurs pairs (E, 15.12.10).

Le juge d'instruction Gilbert Thiel, un des magistrats emblématiques de la lutte antiterroriste en France, a vu baisser en flèche le nombre des dossiers qui lui étaient confiés et s'est dit ce mardi victime d'une "mise au placard" (E, 26.01.10).  

Brown-out n.m. (amér. brown-out « baisse de courant ») « Anéantissement par la perte de sens ; activités sans le moindre intérêt ; opposition entre l’éthique personnelle
d’un salarié et les tâches professionnelles qu’il lui est donné d’accomplir » (P, 21.10.16), terme d’auteur créé par les chercheurs britannique et suédois Andre Spicer et Mats Alvesson (M, 28.08.17), n’est qu’une facette du harcèlement moral par placardisation.

Ainsi le français ne recevrait-il pas le suffixe –out dans la série des anglicismes, perturbant davantage son système de formation des mots.

Il n’est guère nécessaire de dénommer en français par un emprunt particulier
burn-in n.m., création du psychologue américain Cary Cooper, « Préalables qui conduisent à l’épuisement professionnel ».

Le « burn-in », l'antichambre du « burn-out ». [...] Si chacun a entendu parler du
« burn-out », nul ne connaît son prédécesseur : le
burn-in. Or c'est bel et bien
ce phénomène annonciateur qu'il faut guetter – et éviter – avant que le corps ne sonne l'alerte générale en s'écroulant
(P, 23.02.15).

Vous êtes invités à consulter les 9 articles ci-dessous pour voir que parallèlement à l’intégration des emprunts nécessaires le français réagit à l’anglicisation et revenir aux recommandations du premier article.

Parking

-man, -mans, -men

Bluesman

Rally(e)man

Recordman

Rugbyman

 Tennisman

Yacht(s)man

Container

Free-lance

 

-MAN. Pl. -MANS, -MEN. Suffixe emprunté qui sert surtout à former de faux anglicismes principalement des groupes lexico-sémantiques sport, jazz et autres.

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