Auteur de la fiche : Christian Tremblay

Le mot est entré depuis longtemps dans la composition de nombreux termes en anglais qui ont trouvé leurs correspondants français grâce à des arrêtés de terminologie publiés au journal officiel. Avec le développement des starts-up (jeunes pousses) le mot a pris son automie et s'emploie maintenant souvent seul.

Equivalents : concepteur, bricoleur, fabricant

Normalisation NNP : à éviter


Voir FranceTerme

Money maker/Faiseur,-euse d'argent

Price maker/Fixeur de prix

Pace maker (sport)/Lièvre

Market maker/Teneur de marché

Troublemaker/Fauteur de trouble

Pace maker (santé)/Stimulateur

Le Robert : RAS

Larousse : RAS


 

Montée en puissance progressive contrée tardivement par des équivalents officialisés dans les années 2000.


 Spécialistes de la création de produits à l’aide d’imprimantes 3D et de données accessibles en open source. Essai d'équivalent : Realisateur, faiseur, producteur, fabricant amateur, fabricant improvisé, artisan, etc. La Matinale 22 avril 2020. "Les visières de protection imprimées en 3D, une réponse des « makers » à la crise sanitaire", la Matinale 24 avril 2020.

"Le collectif Makers for Life (littéralement « créateurs pour la vie ») est sur orbite." (Nom commercial) La Matinale 21 avril 2020.

Le 28 mars, le gouvernement français annonçait une commande de plus d’un milliard de masques à la Chine, qui arriveront d’ici fin juin. En attendant, les fab labs et les makers se mobilisent pour aider les soignants à faire leur travail dans de bonnes conditions.(The conversation 27 avril 2020)

Les visières, symboles de la contribution des makers dans la lutte contre le Covid-19 (The conversation 27 avril 2020)

A l'initiative de la Coopérative Tiers-Lieux de Nouvelle-Aquitaine, et plus localement du collectif Makers Rochelais & Réthais, l'IUT de La Rochelle a fait don de plastiques transparents pour la production de visières de protection.(IUT de La Rochelle)

Étudier les actions des makers et makeuses dans la crise sanitaire. Une équipe de recherche en sociologie de l’ENS Paris-Saclay, incluant un groupe de normalien.ne.s, lance une étude sur les initiatives de la communauté des makers et makeuses dans la lutte contre le Covid-19. (ENS Paris-Saclay)

Les visières de protection imprimées en 3D, une réponse des « makers » à la crise sanitaire, par Damien Leloup, publié le 23 avril 2020 à 13h39 - Mis à jour le 24 avril 2020 à 17h06 (lemonde.fr)

Les “makers” au service de la crise sanitaire. Face à la pénurie dans les structures de soins, la mobilisation de designers qui fabriquent des objets avec une imprimante 3D - dont le collectif Makers x Covid Paris - a permis de produire des équipements. Publié le 22/05/2020 à 07h55 - Modifié le 22/05/2020 à 09h31 Marine Samzun (lavie.fr)

« L’incroyable mobilisation » des makers pendant la crise sanitaire. IMPRESSION 3D Depuis le début de la crise sanitaire, les makers, ces férus d’impression 3D et de DIY, ont fourni gratuitement plusieurs centaines de milliers de visières aux soignants. Par Anne Demoulin, publié le 10/05/20 à 11h35 — Mis à jour le 18/06/20 à 11h56 (20minutes.fr)

"Né aux Etats-Unis, au début des années 2000, le mouvement est en passe de conquérir la France. Bricoleurs d’un genre nouveau, passionnés de l’artisanat assisté par ordinateur et armés de leurs imprimantes 3D, les « makers » ont déjà créé de ce côté de l’Atlantique des centaines d’ateliers numériques, de « fablabs » et autres « makerspaces » où ils expérimentent de nouvelles façons de créer des objets et de transmettre les savoir-faire.

Au sein de cette mouvance foisonnante cohabitent trois grandes familles de « faiseurs » : les entrepreneurs, les alternatifs et les « mécanos ». Régulièrement, tous ces « makers » se retrouvent dans des événements festifs, où ils viennent partager leur passion et leurs savoirs avec le grand public...

En ce week-end printanier, le lycée maritime Florence-Arthaud de Saint-Malo a prêté ses ­ locaux pour accueillir une tribu exubérante, bariolée et encombrante : la Maker Faire, la « foire aux faiseurs », des amateurs qui aiment travailler de leurs mains, et qui créent en toute liberté des objets, utiles et inutiles, en faisant appel aux technologies numériques. Pendant deux jours, 140 ­makers ont travaillé sans relâche sur une quarantaine de stands, devant plus de 2 500 visiteurs. Des électroniciens, des ­informaticiens, des chimistes, des roboticiens, des experts en imprimantes 3D et en découpeuses laser ont côtoyé des menuisiers, des couturiers, des maroquiniers, des soudeurs et des réparateurs de vélos. Ce mélange des genres constitue le cœur du projet des makers  : rapprocher les adeptes des nouvelles technologies et les artisans traditionnels, afin qu’ils partagent librement leurs savoir-faire et inventent ensemble une nouvelle façon de travailler et de produire, plus solidaire et plus équitable." (M, 14.4.16) https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/04/29/passionnes-artisans-entrepreneurs-ils-refont-le-monde-en-3d_4911016_4497916.html

"« Makers » : « Osons organiser un renouveau industriel participant à la relance économique et à la transition écologique »
Tribune. La fabrication distribuée est la clé d’un système productif résilient, créateur d’emplois et écologique, explique dans une tribune au « Monde » un collectif de plus d’une centaine de signataires issus du monde industriel, universitaire et politique" (M, 1.10.20)


Nous ne pouvons pas proscrire maker, d’un emploi assez important et s’étant enrichi d’une forme du féminin makeuse, hors du contexte spécifique dans le champ analogique de fablab, cotravail (coworking), cohabitation (coliving) qui ajoute au sémantisme de concepteur, bricoleur, fabricant, faiseur, producteur, artisan des connotations de nouveauté (high-tech, technologies numériques, travail collaboratif).

N’empêche que le contexte du-dit champ analogique, suffisant pour rendre les connotations mentionnées, permet d’éviter l’anglicisme.