images/Fotolia_61268619_XS.jpg

Largement utilisé, il n'a pas vocation à remplacer des termes français aussi simples et expressifs que cotravail ou espace de travail partagé. Difficile de le proscrire néanmoins

Le coworking, ou cotravail, est une méthode d'organisation du travail qui regroupe un espace de travail partagé et un réseau de travailleurs pratiquant l'échange et l'ouverture ; juridiquement cela se traduit par une location d'espaces partagés de travail.

Vous êtes invités à consulter les 9 articles ci-après pour vérifier que, parallèlement à l’intégration de certains emprunts nécessaires, le français réagit à l’anglicisation.

Soutenez le projet en vous rendant sur la cagnotte collaborative

La pénétration de mots, d'expressions, de mots propres, de noms de marques, de slogans publicitaires, voire de tournures anglophones, est un phénomène suffisamment massif pour que l'Académie française s'en inquière officiellement et pour qu'un homme comme Michel Serres, rompu à l'internationalisation, constate qu'il y a aujourd'hui plus de mots anglais dans les rues de Paris que de mots allemands sous l'Occupation.

Il est clair que les quelques dizaines de mots anglais qui rentrent dans notre dictionnaire chaque année n'est que la partie émergée de l'Iceberg, et que le nombre de mots véritablement employés est de l'ordre de dix fois supérieur. Tous ne sont pas destinés à s'installer durablement, mais la marée est quand même là, et il s'agit de fortes marées.

Loin de nous l’idée cependant de bannir tous les emprunts que la langue française a fait à de nombreuses langues, de tous horizons, y compris des langues que l’on dit aujourd’hui régionales. Ce serait un triste appauvrissement. Là est justement le problème. L’emprunt en langue est généralement une source d’enrichissement, parce que la langue qui décrit le monde tel que l’on voit, qu’on le perçoit, qu’on le ressent, qu’on le comprend, n’a pas toujours le mot ou la nuance que l’on cherche. Là est la source de l’emprunt, si elle ne trouve pas en elle-même, ce qui peut arriver, ce qu’elle cherche à désigner et à exprimer. Or, avec l’abondance d’anglicismes à laquelle nous sommes confrontés chaque jour (et cela n’est pas une spécificité française), nous avons affaire à autre chose que l’emprunt ordinaire. Nous voulons comprendre l’anglicisme, facteur aujourd’hui d’anglicisation, ou plus exactement d’américanisation, afin de mieux le maîtriser. Ce faisant, on apprend à mieux connaître non seulement la langue française, mais aussi la langue anglaise. Et ce que nous disons pour le français, on peut tout autant le dire pour l’italien, l’allemand et de bien d’autres langues.
Ce site est interactif. Nous vous invitons à signaler les anglicismes qui vous posent problème et nous essaierons d’y répondre.

Fiche établie d'après Alexandre Klimenko

« Ce parking, solidement intégré, dont la normalisation en perspective n’est pas sans lendemain »

PARKING [paʀkiŋ] n.m. (1926, répandu v. 1945 ; angl. to park « parquer, garer une voiture » + suff. -ing) 1. Action de garer une voiture, un moyen de transport. Parking payant sur place (NO, 13.06.14). 2. Faux emprunt (cf. angl. car park, parking facilities). Parc de stationnement pour les automobiles où l’on peut garer occasionnellement d’autres moyens de transport (autocars, caravanes, fourgons, motos, scooters, vélos). Un parking souterrain (BDL, р. 98, F, 31.03.14), un parking de dissuasion (7 occ. in DMC), un parking de la cité (NO, 29.01.14), un parking municipal (F, 11.06.14), un parking en sous-sol (H, 10.03.84 ; RJChC, р. 170), le parking de l'hypermarché (M, 25.06.14), le parking d'un centre commercial (P, 16.06.14), un parking de supérette (PM, 25.02.14), le parking de l'aéroport (F, 19.03.14), le parking de l'hôtel (M, 21.03.03), le parking d'un club (M, 09.02.03), le parking de la banque (H, 25.02.84, р. 11), le parking de lusine (H, 09.01.85, р. 5), le parking du bloc (PPI, p. 107), le parking du campus (F, 30.01.14), le parking du boulevard Béranger (SPPh, р. 249). 3. Emplacement affecté au stationnement des moyens de transport. ◊ Parc, aire de dépôt (d’un port, d’un aéroport, d’une entreprise). Un chapelet d’îles à égrener. De la dense « Monditalia », on peut prendre le large vers les Gaggiandre, un ancien parking à bateaux de l’Arsenal (L, 13.06.14). ◊ Parc, aire de stationnement spécialisé pour la mise en stock des voitures, des bateaux, des avions, etc.). Faute d’avoir adapté les cadences de production à la déprime du marché, Airbus s’est retrouvé, à la fin de 1983, avec 23 avions invendus, les fameuses « queues blanches » stockées sur le parking de Toulouse (E. 15.02.85, p. 19). 4. Fam. prof., en appos. Stage-parking. Garantie d'un vrai emploi. Pas un petit boulot, un contrat de quelques mois, un stage-parking (H, 23.04.14).

Normalisation IP - Déconseillé sauf aux sens 1 et 3 qui sont NNP : à éviter

Top