Le Flex Office, ou bureau flexible, consiste en l’absence de bureau attitré sur le lieu de travail. Chaque matin, le salarié, équipé de son smartphone et de son ordinateur portable, s’installe là où il trouve de la place.

Aux antipodes de l’impersonnel mais pourtant très individuel open space, le Flex Office prône la mise en commun des biens qui permettent aux collaborateurs d’exercer leur profession au quotidien, de la salle de réunion jusqu’à la lampe de bureau.

Mais le Flex Office ne s’arrête pas au seuil des locaux puisqu’il englobe le télétravail et le travail en “régie” chez le client, réalisé sur des durées plus ou moins longues.

Si le Flex Office fait couler beaucoup d’encre depuis deux ans, c’est parce qu’il résout un paradoxe grandissant : des places de bureaux vides et des salles de réunions pleines à craquer. Ce n’est donc pas sans raison que le concept a déjà séduit de grandes entreprises telles qu’Adidas, Bouygues Télécom ou encore BNP Paribas. (https://cowork.io/fr/blog/flex-offfice-smartoffice/quest-flex-office-bureau-flexible)

Equivalents : bureau partagé, bureau flexible

Compte tenu de l'existence d'équivalents simples en français, cette expression, portée par le marketing immobilier, est à éviter.

Normalisation NNP : à éviter


 Dictionnaire de l'Académie française : néant
FranceTerme : partage de bureau
Le Petit Robert : néant
Petit Larousse : néant


M : 4 occ. (2017-2021)

 "Flexoffice, bonheur au travail, nudge management figurent en bonne place dans le florilège des « tendances » dans de nombreuses entreprises. Soutenir le coworking, réenchanter l’environnement de travail, susciter l’engagement des salariés, voilà l’affiche. Elle est tellement belle qu’on s’en voudrait presque de casser l’ambiance en émettant le moindre doute. Et pourtant…

Au début des années 2000, il était question d’« ingénierie concourante » sur les plateaux des tours de la Défense. Ensuite, il s’est agi de moderniser le management… en changeant l’aménagement. L’espace du travail devait évoluer avec l’irruption des « nouvelles technologies » et l’essor des activités de services. Mais les salariés ont compris depuis des années que les open spaces répondaient d’abord à une logique financière : en réalité, on a gagné des mètres carrés.

On continue avec le flexoffice (poste de travail flexible). Selon les aménageurs, avoir un bureau à soi coûte trop cher. Alors, place au desk share (partage de bureau) ou au coworking (bureau délocalisé). Plutôt que d’innover pour créer de la valeur, on réduit encore les espaces, quitte à favoriser le télétravail, les télécentres, les « tiers lieux ». Cela faisait sens à l’origine dans les grands cabinets de conseil dont les collaborateurs passant leur temps chez les clients. Mais aujourd’hui, le phénomène gagne presque toutes les organisations. Vive le caisson et la lutte des places…" (Le Monde 29 septembre 2019 - « Flexoffice », « coworking », bonheur au travail : « Il ne faut pas prendre les salariés pour des idiots utiles »)

Tout comme le desk sharing, le flex office consiste à partager les bureaux, mais va plus loin en aménageant différents types d’espaces que chacun pourra investir en fonction de ses besoins. (https://www.appvizer.fr/magazine/ressources-humaines/systeme-dinformation-rh-sirh/desk-sharing#flex-office-desk-sharing-quelle-est-la-diff%C3%A9rence)


Mais une telle réorganisation ne s’improvise pas. Les open spaces ont leurs détracteurs, les « flex offices [pas de bureau attitré] », qui ont le vent en poupe, aussi. Les retours d’expérience des responsables des ressources humaines révèlent la nécessité de bien connaître les besoins des salariés selon leur activité avant de réorganiser." (Le Monde 23 octobre 2019 - Déménagement, aménagement d’espace : avancées et reculades du « flex office »Déménagement, aménagement d’espace : avancées et reculades du « flex office »)

"On a même parlé de mort du poste de travail fixe, au profit du flex office (bureau flexible), où l’on pratique le desk sharing (bureau partagé). Electron libre, start-upper, touche-à-tout... L’employé de 2017 pourrait, nous dit-on, collaborer n’importe où, pourvu qu’il ait un accès à Internet, un ordinateur portable, du mobilier design, une salle de jeux, etc." ( Le Monde 18 juillet 2017 - « En France, le télétravail est encore souvent considéré comme un caprice de l’employé »)

Mais cette organisation comporte des inconvénients : le fait que les gens s’installent où ils veulent rend difficile le débrief à la volée. Chaque rencontre doit être programmée et devient dès lors un moment pleinement consacré au travail. La limite du “flex office”, c’est qu’il laisse peu de place à l’échange improductif. » (Le Monde 11 janvier 2019 - Le « flex office » et les stratèges du canapéLe « flex office » et les stratèges du canapé)


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