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Task force. Task force, d’origine militaire, dont l’usage est assez répandu pour le moment, doit être pourvu d’une marque « À éviter » jusqu’à ce que les équivalents français force opérationnelle (milit.), groupement temporaire (milit.), groupe de réflexion, comité de pilotage, équipe spéciale, équipe d’étude et d’action l’emportent.

Task force

Une force opérationnelle, appelée task force en anglais, est une forme d'organisation temporaire créée pour exécuter une tâche ou activité donnée.

Initialement créée dans la marine de guerre des États-Unis, le concept s'est répandu au point d'être à présent utilisé dans beaucoup d'organisations, telles que des entreprises, qui créent des forces opérationnelles pour exécuter des missions temporaires de protection et de surveillance.

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La pénétration de mots, d'expressions, de mots propres, de noms de marques, de slogans publicitaires, voire de tournures anglophones, est un phénomène suffisamment massif pour que l'Académie française s'en inquière officiellement et pour qu'un homme comme Michel Serres, rompu à l'internationalisation, constate qu'il y a aujourd'hui plus de mots anglais dans les rues de Paris que de mots allemands sous l'Occupation.

Il est clair que les quelques dizaines de mots anglais qui rentrent dans notre dictionnaire chaque année n'est que la partie émergée de l'Iceberg, et que le nombre de mots véritablement employés est de l'ordre de dix fois supérieur. Tous ne sont pas destinés à s'installer durablement, mais la marée est quand même là, et il s'agit de fortes marées.

Loin de nous l’idée cependant de bannir tous les emprunts que la langue française a fait à de nombreuses langues, de tous horizons, y compris des langues que l’on dit aujourd’hui régionales. Ce serait un triste appauvrissement. Là est justement le problème. L’emprunt en langue est généralement une source d’enrichissement, parce que la langue qui décrit le monde tel que l’on voit, qu’on le perçoit, qu’on le ressent, qu’on le comprend, n’a pas toujours le mot ou la nuance que l’on cherche. Là est la source de l’emprunt, si elle ne trouve pas en elle-même, ce qui peut arriver, ce qu’elle cherche à désigner et à exprimer. Or, avec l’abondance d’anglicismes à laquelle nous sommes confrontés chaque jour (et cela n’est pas une spécificité française), nous avons affaire à autre chose que l’emprunt ordinaire. Nous voulons comprendre l’anglicisme, facteur aujourd’hui d’anglicisation, ou plus exactement d’américanisation, afin de mieux le maîtriser. Ce faisant, on apprend à mieux connaître non seulement la langue française, mais aussi la langue anglaise. Et ce que nous disons pour le français, on peut tout autant le dire pour l’italien, l’allemand et de bien d’autres langues.
Ce site est interactif. Nous vous invitons à signaler les anglicismes qui vous posent problème et nous essaierons d’y répondre.

"On a même parlé de mort du poste de travail fixe, au profit du flex office (bureau flexible), où l’on pratique le desk sharing (bureau partagé). Electron libre, start-upper, touche-à-tout... L’employé de 2017 pourrait, nous dit-on, collaborer n’importe où, pourvu qu’il ait un accès à Internet, un ordinateur portable, du mobilier design, une salle de jeux, etc." (Le Monde 18 juillet 2017 - « En France, le télétravail est encore souvent considéré comme un caprice de l’employé »« En France, le télétravail est encore souvent considéré comme un caprice de l’employé »)

"Personne ne sait encore comment les nommer – bureaux sans place attitrée, mutualisés, tournants, partagés, libérés, desk sharing, flexidesks, flexoffices… Mais d’évidence, ils se répandent dans les grandes entreprises du secteur tertiaire : 12 % des bureaux y sont déjà des postes de travail partagés, selon l’Association des directeurs et responsables de l’environnement de travail (Arseg). Au premier ­déménagement, ou réaménagement de locaux, « la question est maintenant posée quasi systématiquement » au spécialiste de l’immobilier d’entreprise, JLL France." (Le Monde 7 octobre 2016 - Mais où sont passés les bureaux ?Mais où sont passés les bureaux ?)

"La France fait pourtant partie des pays où persistent les bureaux individuels : un tiers des actifs en sont équipés quand 3 salariés sur 4 au Royaume-Uni travaillent dans des bureaux collectifs. Les Suédois et les Néerlandais sont allés plus loin encore en supprimant les bureaux attitrés : 21 % et 17 % font du « desk sharing »." (Le Monde 3 novembre 2014 - Les Français n’aiment pas les « open space »Les Français n’aiment pas les « open space »)

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